Le Léman

Avec un volume de 89 km³, le lac Léman est le plus grand lac d’Europe occidentale. Son origine est liée au surcreusement d’une vaste cuvette dans le substrat rocheux lors des différents cycles glaciaires durant ces 300’000 dernières années. Plus de 60 sites préhistoriques immergés ont été identifiés, attestant de la présence de l’Homme sur les rives du Léman depuis env. 4000 avant J.-C. Aujourd’hui, ce sont plus de 900’000 personnes qui vivent dans le bassin lémanique et y exercent leurs activités agricoles et industrielles. Le lac fournit en eau potable la plupart des agglomérations riveraines et est un lieu de loisirs et de tourisme très apprécié.

Quelques chiffres : • Superficie du plan d’eau : 580.1 km² (Suisse : 345.3 km², France : 234.8 km²) • Volume moyen : 89 km³ (= 89 milliards de m³) • Profondeur maximale : 309.7 m (entre Lausanne et Evian) • Profondeur moyenne : 152.7 m • Altitude moyenne du plan d’eau : 372.05 m • Longueur de son axe (Villeneuve-Genève) : 72.3 km • Largeur maximale : 13.8 km (Ouchy-Evian) • Longueur des rives : 200.2 km (Suisse : 142.2 km, France : 58.0 km) • Débit moyen du Rhône à l’exutoire (Genève) : 251 m³/s • Temps de séjour théorique des eaux (volume/débit moyen) : 11.4 ans Le bassin versant du Léman Sur territoire suisse, le bassin versant du Léman draine une partie des cantons de Genève, Vaud et Valais. Sa partie française comprend la région du Chablais (Haute-Savoie) et une partie du Pays de Gex (Ain). Une de ses caractéristiques principales est son altitude moyenne élevée, d’environ 1670 m, et son relief très accentué. Une grande partie des eaux du Léman provient donc de régions alpestres, désertiques, couvertes de roches nues, de névés ou de glaciers, lui conférant un régime d’écoulement de type « nival-alpin ». Collectées par un réseau hydrographique très dense, les eaux transitent par le Léman avant de s’écouler, par un exutoire unique, en direction de la Méditerrannée par le Rhône.

Le nom Léman aurait pour origine les termes "lem" qui signifie "grand" et "an" qui veut dire "eau" en langage de base celtique.

Sa forme est celle d’un croissant long de plus de 72 km et large au maximum entre Morges et Amphion de 13,8 km.

Le lac Léman est traversé, d’est en ouest, par le Rhône, qui colmate de ses alluvions la partie amont où il édifie un delta (la Bataillère), ce dernier est constitué par une plaine centrale de 12 km sur 6 km dont la profondeur maximum est de 309 m, soit seulement 63 m au-dessus du niveau de la mer. Le Rhône sort à Genève par une percée de l’arc morainique qui retient le lac. Un système d’écluses, établi à Genève, permet d’atténuer les variations du niveau du lac dues aux irrégularités des régimes des rivières qui l’alimentent (Rhône, Morge, Veveyse, Venoge, Versoix, Dranse).

L’altitude moyenne du plan d’eau est de 372 m. Le niveau moyen des hautes eaux en été est fixé à la cote 372,3 m. Le niveau moyen des basses eaux en hiver à 371,7 m. Pour les années bissextiles, il est fixé à la cote 371,5 m.

Bien qu’il ne forme qu’un seul lac du point de vue géographique, on distingue généralement le Petit-lac — peu profond (40 m en moyenne) entre Genève et Yvoire — du Grand-lac, de la pointe d’Yvoire à la Promenthoux, secteur le plus épanoui (d’une profondeur moyenne de 172 m), dont une partie au large de Rivaz et Meillerie est encore appelée le Haut-lac.

Il existe cinq îles sur le Léman

• L’île de Rolle ou île de la Harpe

• L’île de Salagnon à Clarens  

• L’île de Peilz au large de Villeneuve   

• L’île de Choisi, devant Bursinel  

• L’île Rousseau à Genève  

Les principaux affluents du Léman sont le Rhône (débit annuel moyen de 183 m3/s ce qui correspond à 75 % des apports totaux) et la Dranse avec 21 m3/s. La pénétration du Rhône dans le Léman (5millions de tonnes/an d’alluvions) a provoqué la formation d’une vallée sous-lacustre de 15 km de long et 30 m de hauteur qui se termine dans la plaine centrale où l’épaisseur des sédiments atteint 250 m. Le Léman est un lac chaud, son volume trop important l’empêche de geler et en hiver on enregistre la même température de 6°C en surface comme au fond.

La surface totale du plan d’eau est de 580,1 km2 dont 345,3 km2 (59,5 %) pour la Suisse répartit à raison de 298 km2 (51,3 %) pour le canton de Vaud, 36,7 km2 (6,3%) pour Genève et 10,6 km2 (1,8%) pour le canton du Valais. Les 234,8 km2 restant (40,5 %) sont sur le territoire français. La longueur des rives du lac représente 200,2 km de rives, dont 142,2 km pour la Suisse et 58 km pour la France.

Source des chiffres : CIPEL 2004 selon calculs informatiques effectués sur des cartes de l’Office Fédéral de Topographie au 1:25’000

Les plus grandes vagues du lac Léman atteignent des creux de 1,70 m, la longueur les séparant étant de 35 m. Les vents entraînant l’eau sur les rives forment un courant de retour profond en sens inverse. On trouve un courant dû à l’écoulement de l’eau dans le Petit-lac où il a été calculé que l’eau ne séjourne que 150 jours. Le courant remontant par suite du rétrécissement du lac vers le Haut-lac, longeant la rive Savoyarde varie entre 3 et 5 m/min. Un grand lac comme le Léman subit des marées de l’ordre de...... 4 mm.

Le Léman compte environ 70 ports de plaisance dont quelques ports privés et trois ports marchands. Pour trouver tous les détails sur les ports de plaisance, suivre ce lien SISL les ports autour du lac Léman

Les vents soufflant sur le Léman sont particulièrement nombreux puisqu’on en compte plusieurs dizaines divisées en trois grandes catégories :
- les vents généraux tels que la bise ou le vent d’ouest
- les vents d’orage tels que la vaudaire, le joran ou le bornan
- les brises ou vents thermiques tels que le rebat ou séchard.

Service d’avis des tempêtes

Prudence Il existe sur le Léman un service d’avis des tempêtes. Il permet de renseigner les usagers du lac souvent deux heures à l’avance de l’imminence d’un probable coup de vent ou orage. Ces avis de tempêtes sont donnés par 22 phares oranges répartis sur tout le périmètre du lac.

Caractérisés par deux séquences de feux tournants différents, ils indiquent pour une fréquence de 40 clignotements, un avis de prudence signifiant l’arrivée de vents tempétueux et pour une fréquence de 90 clignotements, un avis de tempête imminent. Voir aussi la page Alarme Météo lac. Téléchargez une carte des vents ainsi que l’emplacement des feux d’avis de tempête installés sur ses rives. Grâce à une image radar, vous pouvez consulter en temps réel les précipitations et les orages qui sont ou seront prochainement sur notre région.

Les principales tragédies sur le Léman

Le premier accident grave que l’on déplore sur le Léman depuis le lancement du premier bateau à vapeur, fut la tragédie de l’"HELVETIE" au large de Nyon, en août 1858, qui partagea en deux un bateau radeleur. Seize personnes se noyèrent. *

Le 10 juin 1862, l"HIRONDELLE’’, bateau d’une capacité de 800 personnes, avec 150 personnes à bord, coule au large de la pointe de la Becque à La Tour-de-Peilz. C’est par suite d’une manoeuvre pour éviter une barque qui lui coupe la route que l"HIRONDELLE" toucha les rochers et coula. Pas de victime. Il gît aujourd’hui entre 40 et 65 mètres de profondeur. *

Le 23 novembre 1883, entre Ouchy et Evian, le "RHONE" sombrait après être entré en collision avec le "CYGNE", entraînant dix personnes dans la mort. *

En 1892, au large d’Ouchy, vingt-sept personnes étaient brûlées vives à bord du "MONT-BLANC", dont les chaudières explosaient. *

Le 18 août 1969, le "FRAIDIEU", bateau de location de Thonon, avec 61 personnes à bord, dont 33 enfants, coulait devant Ripaille. Bilan 24 morts dont 16 enfants. *

Le 7 août 1970, renversée par un coup de joran d’une violence exceptionnelle mais prévisible - le feu clignotant de Nyon l’annonçait depuis un quart d’heure - la "SAINTE-ODILE" chavire devant Yvoire, avec vingt-six passagers. Bilan : sept morts.

Texte pris sur le site du SISL les sauveteurs du Léman http://www.sisl.ch/